Des idées pour EN19? – part 2

Il ne reste déjà plus qu’un mois pour répondre à l’appel à projet EN19, votre équipe est extrêmement motivée mais sèche à définir un projet qui soit original. Notre collègue, Eddy Debaisieux, vous proposait il y a quelques jours, quelques idées tournant autour de la programmation et de la robotique, en voici quelques autres autour de trois des six grandes compétences du XXIe s.: communiquer, collaborer et créer.

On a déjà longuement parlé de Genially, outil transversal et éditeur de multitextes. Les professeurs pourraient très bien l’utiliser et engager leurs élèves dans la création d’un jeu sérieux: le professeur de français veillerait à l’écriture des scénarios, des storyboards puis du jeu multimédia lui-même; un prof de dessin pousserait les élèves à soigner décors et personnages (dessins, photos); un autre enseignant s’occuperait spécifiquement du contenu, ici un professeur de math, là un professeur de langues modernes ou d’histoire. Un concours serait organisé en fin d’année qui élirait le meilleur jeu sérieux sur base de plusieurs critères: l’avis des joueurs-élèves, l’avis du corps éducatif…

Dans le même ordre idée, l’école pourrait imaginer un événement similaire basé non sur des jeux sérieux mais sur la présentation et la défense d’un documentaire ou d’un reportage multimédia: les élèves par groupes et selon différentes catégories d’âges pourraient rivaliser d’audace formelle et créative autour d’une capsule vidéo argumentée, d’un multitexte fictif ou encore, entre les deux, d’un documenteur… Sans doute certains connaissent-ils la technique du MashUp basée sur le remix original de documents passés et relus à la moulinette de notre imagination.  Là encore, plusieurs professeurs devraient intervenir selon les thématiques choisies par les étudiants et selon les compétences exercées…

L’année scolaire pourrait tout aussi bien être rythmée par la publication d’une revue multimédia qui intègre en son sein vidéos, podcasts et textes, bien entendu. Professeurs et élèves collaboreraient au sein d’une rédaction à la forme aussi labile et réticulaire que la revue qu’elle propose… Les articles seraient divers et concerneraient plusieurs branches, tout en étant en lien direct avec la réalité des élèves… D’autres pourraient préférer se concentrer sur un média et créer une chaîne youtube ou une radio…

A tous ces projets créatifs et centrées sur l’engagement des élèves (Learning by doing), on préférera peut-être des stratégies numériques basées sur la collaboration entre professeurs. Ceux qui nous lisent savent toute l’importance que nous accordons au premier ingrédient qui intervient dans la réussite d’un projet numérique, la mise en place d’un espace numérique de travail, une plateforme ENT…

La stratégie numérique de la Fédération Wallonie-Bruxelles insiste, nous l’avons dit dans un précédent article, sur la différenciation dans les classes: un projet d’aide aux élèves en difficulté ne devrait plus seulement se baser sur la remédiation via la création d’une telle plateforme, espace où l’on stockerait diverses ressources, tutoriels, vidéos, exercices auto-corrigés (BookWidgets, LearningApps, etc.) ; les professeurs pourraient aussi profiter du numérique pour développer compétences et gestes cognitifs selon différents chemins méthodologiques, le tout en respectant le rythme de chacun: classes inversées, classes renversées mais aussi classes différenciées, donc.

Ces nouvelles stratégies feront l’objet d’un article de notre collègue, Pierre Laoureux…